Je profite de cette assistance depuis 3 jours. J’ai encore quelques menus soucis de réglages, mais c’est déjà l’occasion de faire un premier bilan.
Une vue embarquée du moteur (avec mon appareil photo “de bord”, c’est du grand art) :
J’ai réglé l’assistance en mode légal :
- Limitation du courant à 22A, ce qui est de toute façon la limite max du contrôleur, et qui devrait largement maintenir la puissance sous les 250W nominaux imposés par la loi.
- Limitation de la vitesse à 25 km/h.
Ma vitesse en vélomobile est bien souvent supérieure à 25 km/h, et je me demandais quelle serait l’utilité d’une assistance réglée à cette vitesse maximale.
Ce que je constate, c’est qu’effectivement la consommation est ridiculement basse : je consomme environ 0,85 Wh/km. Bon, si vous voulez vous faire une idée, c’est l’équivalent de 0,0085 L/100 de carburant. Une assistance électrique de vélo consomme en général plusieurs Wh/km.
Avec la batterie de 36V et 10Ah, cela me donne une autonomie d’environ 400km. Bon ça va, c’est confortable !
Ce qui est certain, c’est que mon trajet ne sollicite pas beaucoup l’assistance. J’ai une seule véritable côte, qui représente presque le 1/3 de la consommation totale de la journée, et entre 10 et 15 relances sur lesquelles j’utilise l’assistance.
En pratique, cela m’apporte tout de même plusieurs avantages :
- Je me fatigue moins dans les relances et dans la côte, du coup je transpire moins, et j’arrive plus frais à l’arrivée.
- Cela soulage mes jambes ! J’avais un peu mal aux genoux et aux mollets ces derniers temps, et là avec l’assistance ça soulage bien !
- Dans la côte, c’est très appréciable ! Au lieu de monter à 15 km/h en tirant la langue, je suis à 25 km/h sans forcer. J’ai moins l’impression de faire l’escargot au milieu de la circulation, j’arrive en haut beaucoup plus frais, et je peux plus rapidement reprendre ma vitesse de croisière habituelle.
- Comme je n’ai plus à assurer les relances, mes jambes sont davantage disponibles pour assurer le train, du coup je roule un peu plus vite en vitesse de croisière. Je suis maintenant beaucoup plus souvent au-dessus des 40 km/h. Cela dit cela n’a pas un très gros impact sur le temps nécessaire pour arriver à destination : je mets 31,5 minutes au lieu de 33 minutes pour faire mes 17 km. C’est comme en voiture : rouler vite ne fait finalement pas gagner beaucoup de temps.
Quelques inconvénients tout de même :
- Je suis assez inquiet sur la longévité de ma chaîne, puisqu’elle est beaucoup plus sollicitée avec l’assistance qui tire dessus en même temps que mes jambes. A surveiller.
- L’assistance est calibrée pour une fréquence de pédalage de 70 à 80 tr/min maximum. Au-delà, le moteur ne délivre plus de puissance. Or moi, je pédale en général à 90 tr/min, ce qui est meilleur pour les genoux. Cela me pousse à utiliser l’assistance en mode “on-off” : l’assistance pousse à fond jusqu’à 25km/h (et les jambes tournent mais sans vraiment forcer), puis l’assistance se coupe, et je commence à utiliser véritablement mes jambes. Mais mes automatismes vont petit à petit s’adapter aux particularités de cette assistance pour gommer un peu cette disparité.
- Entre les 25 km/h et mes 40 km/h de vitesse de croisière, il y a encore un peu à relancer. Si l’assistance poussait jusqu’à une vitesse un peu plus importante, je serais plus proche de ma vitesse de croisière et je n’aurais quasiment plus qu’à assurer le train. Ce moteur est capable de le faire, il me suffirait de régler le Cycle Analyst. Ce serait plus logique, d’une part parce qu’il n’y a pas de raison de limiter à 25km/h alors que mes jambes me permettent d’aller plus vite (c’est pas comme si l’assistance me permettait de rouler plus vite que sans assistance), et d’autre part la consommation est ridiculement faible et pourrait fournir un peu plus. Mais légalement, c’est 25km/h, alors pour l’instant, je teste comme ça.
- Je m’habitue à rouler avec une assistance : pourrais-je m’en passer par la suite ?
Ce soir en rentrant, l’orage était en train de se rapprocher, mais le soleil faisait de la résistance…


