Accrochage

La ville, quelle plaie !

Mardi dernier, il y a une semaine déjà, il m’est arrivé une tuile. Je remontais tranquillement par la bande cyclable une file de voitures à l’arrêt. La file redémarre, et un passager bullant à une portière me crie qu’on ne me voit pas. Je lui répond que c’est normal quand on ne regarde pas. Et je passe devant. Plus loin la voiture me redouble rageusement. Mais je la rattrape à nouveau, les rues étant de toutes manières bien bouchées, et la redouble toujours sur la bande cyclable.

Et là, coïncidence énorme : la voiture juste devant, genre « petit SUV de ville », un Suzuki Vitara je crois, déboîte (sans m’avoir vu, elle non plus) pour s’engager sur un bateau menant au parking d’une boulangerie, en coupant donc la bande cyclable sur laquelle je me trouvais. Je n’ai pas le temps de m’arrêter, je me fais coincer entre la voiture et le rebord du trottoir, je n’ai aucun moyen d’éviter ni le trottoir ni la voiture, et en un éclair j’imagine l’avant du vélomobile complètement ratatiné.

Je m’immobilise 2 mètres plus loin sur le trottoir. Je sors, le gars de derrière me crie « apparemment on n’est pas les seuls à pas vous voir ! » Touché !

J’inspecte rapidement le vélomobile : alors que j’imaginais le pire, je suis étonné, je ne vois quasiment pas de dégât. Le gelcoat est entamé sur les bords inférieurs au niveau des roues, là où ça a frotté, et la fibre est légèrement craquée devant la roue, mais rien de grave. La structure de la coque n’est absolument pas touchée.

La dame n’a pas de constat, moi non plus. Elle me laisse sa carte, je relève son numéro d’immatriculation. On se recontacte.

En repartant, je constate qu’il y a plus grave : la roue avant droite touche en tournant, les rayons frottant contre quelque chose de métallique. Je m’arrête à nouveau, et essaie de redresser la roue. Je pense que c’est l’amortisseur qui a du se tordre. J’arrive à faire en sorte que ça ne touche pratiquement plus, ce qui me permet d’arriver jusqu’au boulot.

A midi, j’inspecte un peu mieux le vélomobile, et je ne vois pas trop ce qui a été déformé pour faire toucher les rayons sur la cornière des tringles de direction. Je redresse la roue tant bien que mal, et réaligne le guidon correctement.

Je suis dégouté, et très refroidi par l’usage du vélomobile en ville. Quelle plaie… Cela dit, si j’avais été en vélo, j’aurai fait un beau vol plané et je serais peut-être à l’hôpital, alors je bénis le Quest et son incroyable robustesse. Mais pendant quelques jours, j’ai encore beaucoup d’appréhension en circulant en ville, je prends mille précautions. Je sais maintenant qu’il ne faut pas remonter une file de voiture par la bande cyclable lorsque la file avance, même au ralenti : j’attendrai désormais que la file soit immobilisée avant de la remonter. De toute façon c’est plus sage : il n’y a pas que les voitures qui ne regardent pas, il y aussi des piétons qui traversent n’importe quand, n’importe où, sans imaginer qu’il puisse y avoir quelqu’un sur la bande cyclable. Il n’est pas encore entré dans toutes les têtes que les voies cyclables sont aussi des voies de circulation utilisées.

2 jours plus tard, je prends le temps de démonter et d’inspecter la roue et la suspension avant droite. Je constate alors ce qui a été déformé : la cornière elle-même est déformée, et l’axe de la roue est également légèrement tordue.

La jante a également pris un choc et est déformée. Elle n’est pas simplement voilée, la jante est localement tordue, et il faudra donc la remplacer. Ca se sent un peu en roulant, mais ça reste heureusement utilisable.

Par ailleurs, ayant également dû rouler avec le parallélisme déréglé, j’ai rapidement bousillé mes pneus tous neufs !

Bilan des dégats :

  • gelcoat entamé, à réparer en même temps que les zones abimées par l’ancien propriétaire,
  • jante déformée, non dévoilable : à changer,
  • pneus avants à changer
  • cornière de direction avant droite à changer
  • axe de roue avant droite à changer

Je remonte ça tant bien que mal, et règle le parallélisme pour me permettre de rouler normalement, pour pouvoir aller travailler, tout de même. J’ai remis mes vieux pneus Marathon Plus pas tout à fait usés. Au moins je ne crèverai pas.

Ayant rappelé l’automobiliste le lendemain de l’accident, nous avons rendez-vous lundi matin. Une avocate… C’est moi qui me déplace à son cabinet : ça m’énerve, mais soit. Elle est en retard (1/4 d’heure), ce n’est pas très élégant, mais on va dire que ça arrive, soit.

Et là, elle m’annonce qu’elle refuse de signer le constat amiable ! Elle dit que son assureur la considèrera forcément en tort, et elle-même considère qu’elle n’est pas en tort. Traduction : elle sait qu’elle est en tort, et elle sait qu’il vaut mieux qu’elle ne l’admette pas. Quelle élégance !

Ca me fatigue ! Je déclare l’accident à mon assureur, et lui transmet tous les éléments, en particulier la carte de visite que m’a laissée l’automobiliste après l’accident. Je comprends que la dame va nier avoir eu un accident, étant donné que son véhicule n’a que quelques égratignures mineures. Ce matin, j’ai donc mis des affiches sur le lieu de l’accident pour essayer de trouver des témoins. Mais je trouve ça particulièrement pénible de devoir remuer ciel et terre pour obtenir réparation, parce qu’une personne refuser d’assumer ses actes.

Je suis en train de prendre contact avec différents professionnels pour établir les différents devis pour la réparation du vélomobiles. Affaire à suivre…

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5 Responses to “Accrochage”

  1. Courage, courage!

  2. oui courage ! c’est le mot! et persévérance.

  3. Consternant en effet et d’autant plus rageant de constater qu’un professionnel du droit n’assumerait pas en l’occurrence sa responsabilité.

    Voyez si vous ne pouvez pas également communiquer à votre assureur un relevé de vos appels téléphoniques où figurerait le numéro de cette personne indélicate de telle sorte à démontrer que le seul motif pour avoir entre vos mains la carte de visite de ce professionnel, puis l’avoir appelé, résulte, faute de nécessité de consultation juridique, d’une autre cause, à savoir l’accident.

  4. Vous auriez pu essayer de vous arranger à l’amiable sans passer par l’assurance. Un petit dédommagement en liquide, ça coute beaucoup moins cher à un automobiliste que de déclarer un accident en tort (=25% de malus qui peuvent majorer sa prime d’assurance de plusieurs centaines d’euros pendant des années). Pour un petit accrochage, c’est plus avantageux de payer les réparations soi-même sans passer par l’assurance.

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