Ceux qui conduisent perdent 3 fois leur temps

Quand je passe sur ce pont, et que je vois tous les jours l’autoroute complètement saturée de voitures, je ne peux m’empêcher à tout ceux qui me confient ne pas prendre leur vélo parce qu’ils n’en ont pas le temps. Pourtant, les automobilistes perdent plus de temps qu’ils ne le pensent. En fait, ils perdent au moins 3 fois leur temps :

  • Une première fois, en restant coincé dans les bouchons, et déjà on a du mal à se rendre compte à quel point la vitesse moyenne d’un automobile est affectée lorsqu’elle participe à un embouteillage. Calculez votre vitesse moyenne sur votre trajet pour vous en rendre compte.
  • Une seconde fois en travaillant le temps nécessaire pour payer une automobile. Combien d’heures de travail journalier servent uniquement à payer le véhicule permettant de se rendre au travail ? Ivan Illich, notamment, a beaucoup travaillé sur la notion de « vitesse généralisée », décrivant ce phénomène (voir ou ).
  • Une troisième fois en n’exploitant pas ce temps de transport pour s’entretenir physiquement. Il lui faudra alors trouver un autre moment dans la semaine pour aller faire du sport, que ce soit un plaisir ou pas, ou bien subir les conséquences du manque d’activité (obésité,  problèmes cardio-vasculaires, et autres problèmes de santé, réduisant statistiquement la durée de vie moyenne).

Exercice: et si l’on doit à nouveau prendre la voiture pour aller sur le lieu nous permettant de faire du sport, combien de temps aura-t-on perdu au total ?

Publicités

8 commentaires to “Ceux qui conduisent perdent 3 fois leur temps”

  1. Tout à fait d’accord avec toi ! Une vision encore un peu avantgardiste du monde dans lequel nous vivons !

    Mais la voiture enrichit beaucoup de sociétés :
    – d’autoroutes
    – pétrolières
    – d’assurances
    – de constructeurs automobiles
    – de fournitures d’accessoires automobiles
    – de ponts et chaussées
    – d’entretien automobiles
    – de carrosserie
    – …

    Bref, une partie non négligeable d’une économie qui pourrait bien perdre pied dans les années à venir avec les différents chocs qui se profilent :
    – effet lié à l’après pic pétrolier (prix du baril de pétrole qui va monter)
    – crise de l’endettement
    – …

    Merci pour ce blog.

  2. C’est plus ou moins vrai à court terme pour moi :

    – Faire du vélo(mobile) le week-end au calme et aux heures où il ne pleut pas est une détente sportive profitable, le faire en allant et revenant du travail (dans la circulation automobile) est stressant, fatigant, et dangereux.

    – Il n’y a pas de bouchons sur mon trajet (juste une circulation chargée aux heures de pointe) et je vais moins vite en vélomobile. Ce qui est un problème pour le lève-tard que je suis.

    – Mon vélomobile vaut deux fois plus cher que ma voiture. Certes, il pourrait bien s’amortir, mais à condition de dépasser les 16000 km en usage utilitaire. Ma voiture peut durer encore très longtemps et ne perd plus guère de valeur, elle me coûte 0,23 euros du km. Je fais seulement 1800 km de trajets travail par an. Il me faudra donc, au rythme actuel, environ 9 ans pour amortir le vélomobile (pièces d’usure comprise), et là, l’assistance électrique de mon vélomobile sera usée et il faudra en remettre une couche. Je travaille donc plus pour payer le vélomobile, en plus de la voiture.

    – Par contre, s’il y avait moins de trafic et si je n’étais pas extrêmement gêné pour y voir avec mes lunettes sous la pluie, je pourrai aller plus souvent à vélo. Bref, s’il y avait moins d’automobilistes…

  3. En tant qu’automobiliste qui partage le même trajet que toi, je confirme ton analyse.

    Il arrive parfois que l’on parte en même temps. Aucun doute ma voiture me permet d’aller nettement plus vite que toi… en vitesse de pointe. Mais tu me doubles pendant que je suis pris dans les bouchons.

    Allez, la nouvelle année approche je vais prendre la bonne résolution de me mettre au vélo 😉

  4. bjr a tous , hier au boulo mon chef c’est plein de sa facture de sa révision (il roule en renault espace ) 200euros rien que pour l’huile (7,5l dans le moteur) sans compté le filtre et le joint ainsi que la MO , alors moi je jubile quand je roule a vélo .

  5. ah oui aussi le vélo couché j’y pense de plus en plus , quand au vélomobile pk pas un jour , mais avant faudrais déjas pouvoir en éssayer un ……..

  6. Vive le vélo.
    Ma semaine se décompose ainsi (pour un trajet aller-retour de 110km) :
    – un aller-retour en vélo
    – trois aller-retour en train (dont utilisation de la voiture pour aller à la gare située à 12km de chez moi)
    – un aller-retour en voiture (en covoiturant une semaine sur deux).

    Et bien, le pire de mes trajets, c’est celui en voiture pour le stress et la perte de temps. Impossible de faire quelque chose de passionnant (conduire) ou de se passer le temps (lecture) à part un peu la radio.
    Ce que j’attends le plus, mon trajet en vélo 😉

    Avec la nouvelle année qui arrive, je devrais prendre les bonnes résolutions du vélo couché pour gagner en performance et temps (2h de trajet en vélo droit devraient donner 1h40) et je vise deux aller retour au lieu d’un 😉

    J’ai pu tester un optima stinger (avec coffre rain drop) et je suis vraiment tomber amoureux… Affaire à suivre !

  7. @Henri, pour ce qui est de l’usure et du coût de la voiture. Je compte à peu près 50 centimes du kilomètre pour ma 5 chevaux fiscaux. Ca peut paraître excessif au début (barème kilométrique des impôts) mais ça n’est pas loin de la vérité.
    Mais quand on additionne prix de la voiture, coût du carburant, des réparations/révisions et assurance, ça monte très vite.
    D’autant plus que les bagnoles de nos jours (à mon sens) n’ont pas une durée de vie énorme. Pour une essence, si on vise 200000 kilomètres pour 10000 euros neuve par exemple (ce qui est honorable). On se retrouve déjà à 6 centimes le kilomètre. Avec l’essence, si on part sur du 5 litres au cent, ça fait déjà 7 centimes le kilomètre (et franchement, c’est une consommation très basse voire utopique car en ville on montre très vite).
    Ensuite, plus difficilement quantifiable au kilomètre (car à l’année), on a l’assurance (700 euros par an au tiers), les révisions (une par an, on peut dire 150 euros pour une petite bagnole), les réparations qui là peuvent atteindre beaucoup plus (300 euros par an, pensons aux pneux, plaquettes de frein, soufflets de cardan, etc…).

    Pour un aperçu, j’ai calculé que pour les trajets uniquement de train (donc 24 bornes par jour trois fois par semaine), j’en avais pour 3000 bornes donc environ 1500 euros.

    Alors dès que je fais 110 bornes dans la semaine, c’est Noël 😉

  8. Tiens, c’est intéressant! Je suis expatrié au Brésil mais ici c’est un peu la même chose en pire! Gros bouchons! J’ai bine aimé cette vision de la perte de temps répétée! C’est un point de vue super intéressant différent de celui que j’ai normalement. Je voyais principalement le vélo comme un moyen d’aller travailler en me stressant beaucoup moins qu’en voiture et le résultats était aussi que j’étais plus en forme sans avoir besoin de faire du sport en plus! Par contre toutes les personnes qui ne font pas de vélo, ne font pas forcément de sport e ne perdent pas forcément de temps mais bien sûr la santé d’une telle personne n’est pas forcément très bonne! Si on peut réduire ses « coûts de fonctionnement », ce qui veut dire qu’on peut travailler moins et payer les mêmes choses, loisirs, vacances, c’est une manière de voir les choses super intéressante!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :