Velomobile et musique (hi-fi)

En vélomobile, j’aime bien écouter de la musique. J’en avais parlé il y a quelque temps.

J’ai essayé en vélo, c’est vraiment stressant, parce qu’on n’entend plus les voitures arriver derrière. Du coup, on est surpris, et c’est angoissant. En vélomobile, grâce aux rétroviseurs, on voit les voitures derrière bien avant de les entendre, du coup on se fie beaucoup moins aux sons qui nous entourent. Et quand on entend le boucan que peut faire une seule voiture sur la route, on même a parfois envie d’être un peu plus isolé, d’ailleurs.

Le problème, c’est aussi que j’aime la musique quand le son est de bonne qualité. Et c’est difficile à obtenir en vélomobile, parce qu’il y a beaucoup de sons parasites : le bruit des voitures autour, le bruit de l’air sur les oreilles, les vibrations du carénage du vélomobile qui font un bruit sourd, etc. Pour limiter les bruits parasites, j’ai trouvé au fil du temps différentes astuces :

  • D’abord, utiliser un vélomobile « tête dehors » permet de limiter les bruits renvoyés par le carénage. Un vélomobile avec un toit est beaucoup plus bruyant.
  • Quand le temps le permet (c’est à dire quand il ne fait pas trop chaud), rouler avec un déflecteur, qui dévie l’air du visage, permet d’éviter d’avoir trop de bruit d’air dans les oreilles. Ça n’a l’air de rien, mais c’est très efficace.

  • Utiliser un casque avec des oreillettes permet également de diminuer les bruits d’air. Également à préférer lorsqu’il ne fait pas trop chaud. Cela filtre uniquement l’air au niveau des oreilles, on peut donc les utiliser jusqu’à des températures plus élevées que le déflecteur. Il doit y avoir moyen de se bricoler des oreillettes qui ne chauffent pas les oreilles, j’y réfléchis… Les oreillettes ont également l’énorme avantage de coller les écouteurs aux oreilles, et donc d’améliorer nettement la restitution sonore (notamment des basses).

Pour le bruit des voitures, pas grand chose à faire, malheureusement… A part peut-être convaincre un maximum de collègues d’utiliser leur vélo plutôt que leur voiture ? Ou alors choisir un itinéraire à l’écart des voitures, si possible.

Le choix du type d’écouteurs est aussi assez difficile. Je n’aime pas les écouteurs qui rentrent dans les oreilles, trop désagréables à la longue, et ils ont tendance à bouger et tomber des oreilles en cours de route. Les écouteurs avec des arceaux passant au-dessus de la tête ne sont pas compatibles avec l’utilisation d’un casque de vélo, ce qui est dommage puisque le casque de vélo grâce à ses oreillettes permet d’améliorer le son restitué. Restent les écouteurs de type « tour de cou ». Ils sont discrets, et compatibles avec l’utilisation d’un casque.

Malheureusement, le choix est restreint, les casques tours de cou n’étant plus à la mode. Et si on cherche un casque de bonne qualité, capable notamment de restituer un bon niveau de basses, pour compenser l’excès de basses produit par les résonances du carénage, il ne reste plus beaucoup de modèles disponibles… Ce sont tous des casques ouverts, qui ont l’avantage théorique de ne pas filtrer le bruit extérieur, mais en pratique j’aurais quand même préféré filtrer un peu plus tout ce boucan.

Après de nombreuses recherches, j’ai finalement opté pour un Sennheiser PMX 60.

Si la marque est réputée, ce casque fait partie de l’entrée de gamme. Néanmoins, le son est plus que correct, en tout cas suffisant vu l’environnement sonore défavorable. De base, il restitue très peu de basses, mais il a un niveau de restitution sonore très élevé (SPL 122 dB), ce qui laisse une grande marge de manœuvre pour corriger le spectre sonore avec un bon égaliseur. Et en pratique, il supporte très bien une forte égalisation.

Justement, j’écoute maintenant la musique avec un vieux modèle de smartphone Android (HTC Hero) qui, une fois mise à jour en version 2.3 avec une CyanogenMod, est digne d’un bon lecteur MP3. Il possède, grâce à son DSP Manager, un très bon égaliseur et un « bass boost » intégré très efficace. Et en plus, il propose la spatialisation (mélange des canaux droit et gauche pour restituer le son provenant de haut-parleurs dans un salon, plus naturel que le son provenant de haut-parleurs collés aux oreilles) et la compression dynamique (augmentation du niveau sonore sur les passages les moins sonores) très utile dans un environnement bruyant. L’ensemble est très satisfaisant.

Pour les androphiles curieux, comme application audio, j’utilise MortPlayer. Pas d’intérêt particulier niveau qualité sonore, toutes les applications se valent à ce niveau. Mais j’aime bien ses nombreuses options de configuration, et la facilité pour passer d’une piste à une autre ou d’un album à un autre d’un simple mouvement de doigt, sans avoir à quitter la route des yeux.

Bref, je suis globalement satisfait de cette utilisation, mais j’aurais quand même aimé trouver un moyen d’améliorer la qualité sonore d’écoute, peut-être en filtrant mieux les bruits environnants, ou en utilisant un casque plus enveloppant ou de meilleure qualité. Si certains vélomobilistes ont une expérience dans ce domaine, je suis preneur…

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